HOMMAGE AUX ANCIENS
Eloge funèbre pour Georges SEINCEREIN
GEORGES SEINCEREIN
1940 – 2025
Mesdames et Messieurs,
Nous venons de perdre l’un des nôtres et le monde associatif est en deuil.
Je vais essayer de retracer ici succinctement le parcours de notre camarade Georges Seincerein.
Un homme qui a marqué nos vies par sa force, son courage, son humanité et l’amour profond qu’il portait à ses proches.
Georges est né le 24 octobre 1940 à Valence. Il y a grandi et a suivi sa scolarité à l’école du Palais entre 1948 et 1956. Ses années d’enfance ont forgé les bases de l’homme exceptionnel qu’il allait devenir.
En 1960, il a effectué son service militaire en Algérie. En tant qu’infirmier, il a apporté soins et réconfort dans un contexte difficile et a été promu caporal-chef en 1961.
Par la suite, Georges a consacré 36 années de sa vie au service des sapeurs-pompiers professionnels, incarnant toujours le dévouement et le sens du devoir. Il terminera sa carrière avec le grade d’adjudant-chef.
Homme de cœur et d’engagement associatif, il rejoint en 2008 l’Association Nationale des Sous-Officiers de Réserve de l’Armée de l’Air et de l’Espace (ANSORAAE).
En 2009, il a participé, avec Ghislaine, à l’Assemblée générale nationale de l’association en Martinique.
En 2014, il est élu président de la section Isère,
En 2015, président du groupement « Rhône-Alpes », Georges a toujours exercé ses responsabilités avec dévouement jusqu’au plus niveau de notre association, allant même jusqu’ au comité national.
En 2018, Réélu a la présidence de la section Isère,
En 2020, il devient vice-président du Groupement Rhône-Alpes jusqu’à ce jour.
En 2022, il devient vice-président de la section Isère avant d’en redevenir président en 2023, fonction qu’il occupait jusqu’à aujourd’hui.
Georges était titulaire :
De l’Ordre National du Mérite, échelon « Chevalier »
De la Croix du Combattant, du Titre de Reconnaissance de la Nation,
De la Médaille commémorative d’Afrique du Nord,
De la Médaille avec rosette pour services exceptionnels des sapeurs-pompiers,
– la Médaille d’or des sapeurs-pompiers,
Et la Médaille Jeunesse et Sports. Échelon « Or »
Au titre des Associations
– De l’ANSORAAE, échelon « Argent »
-De la Confédération des Associations Nationales de SOUS-OFFICIERS ET OFFICIERS MARINIERS français (CANSOF) échelon « Bronze »
En ce jour où nous disons au revoir à Georges, nous saluons également le courage de Ghislaine, qui a partagé chaque instant de sa vie, y compris les plus difficiles, avec amour et dévouement.
Nous adressons nos plus sincères condoléances à ses enfants et petits-enfants, ainsi qu’à l’ensemble de sa famille, et nous leur témoignons notre soutien dans cette épreuve de la vie.
Georges, repose en paix. Tu laisses derrière toi un héritage de courage, de générosité et d’amour. Merci pour tout ce que tu as accompli et pour l’homme que tu as été. Nous ne t’oublierons jamais.
Ignace DIFILIPPO : Président du Groupement Rhône-Alpes.
Mise en ligne Christian CASON le 07 février 2025
Hommage funèbre à l'Adjudant Claude JOURDAIN président de la section de l'Ain
CLAUDE JOURDAIN
1947 –
Chères Familles dans la peine,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Nous venons de perdre l’un des nôtres. Je vais essayer de retracer ici succinctement, le parcours militaire de notre camarade Claude JOURDAIN.
Claude JOURDAIN est né 06 août 1947 à Fribourg en Brisgau en Allemagne. Claude séjournera dans plusieurs pays au gré des mutations de son père.
Dès son plus jeune âge, à 12 ans, il intègre l’école des enfants de troupes d’Aix en Provence. En avril 1964 il s’engage dans l’Armée de l’Air et intègrera l’école de Saints, puis Rochefort
pour apprendre le métier de radariste.
Il arrivera à l’ARAA 624 d’Ambérieu en Bugey en octobre 1967 avec le grade de sergent, il sera promu Sergent Chef en août 1973 et enfin Adjudant, le 01 février 1979.
Sa carrière, il l’aura passée au service de la Division Electromagnétique, affectée aux équipes mobiles il sillonnera toutes les bases de France en long en large et en travers.
C’est en septembre 1985 que prendra fin sa carrière militaire avec le grade honoraire d’adjudant.
Néanmoins, cette partie militaire ne le quittera pas, puisque Claude était membre de plusieurs associations mémorielles
Pour citer, au AET, il était porte drapeau, en cela il a participé à toutes les commémorations patriotiques. Il a occupé toutes les fonctions au sein de l’ANSORAA pour y terminer Président départementale de l’Ain.
Claude était un homme très convivial, d’un abord facile et franc, discret, d’une humilité totale. Claude était l’un de ceux qui vous apportent toujours quelque chose.
L’ANSORAA et les AET perdent en Claude un grand Monsieur dont nous saluons l’engagement totalement désintéressé, les qualités humaines et la bonne humeur permanente.
Vous pouvez être fier de votre parent, tu resteras pour chacun d’entre nous Claude, un bel exemple par ton patriotisme, ton sens du civisme, ton dévouement à la collectivité ainsi que ta discrétion et ta bonne humeur.
L’ANSORAA national, régional et départemental ainsi que le DA 278 et les AET présentent à toute sa famille leurs sincères condoléances et les assurent de leur soutien dans cette épreuve de la vie.
Au revoir Claude
Major DI FILIPPO Ignace
SORA – DA278 Ambérieu en Bugey
Président ANSORAA Groupement Rhône-Alpes
JEAN PERROT
1932 – 2017
Jean PERROT, notre Président d’honneur et Ami, tes compagnons de l’Ansoraa, Association des Sous- Officiers de Réserve de l’Armée de l’Air, ont tenu à être présents pour te dire un dernier « Au Revoir ».
Tu es né le 15 avril 1932, tu allais avoir 85 ans dans quelques semaines.
Passionné par l’Aviation, tu fais ton service militaire dans l’Armée de l’Air. Dans les années 1947-1948 avec Raymond Morel et Bertrand Ebner, vous créez la Section Ansoraa Rhône qui est aujourd’hui la Section Ansoraa Rhône Loire Métropole de Lyon. Tu t’y investis fortement pour son bon fonctionnement, tu organises les nombreuses Assemblées générales sur la Base aérienne de Lyon Verdun à partir de 1975, les repas au mess Base. Tu participes aux parties festives, aux retrouvailles avec les Copains autour d’un Méchoui.
Hélas le nombre des années amène son lot de problèmes de santé.
Les plus jeunes ont pris ta relève et en remerciement du travail accompli, tu avais accepté avec satisfaction d’être notre Président d’Honneur venant compléter les nombreuses médailles et diplômes reçus de longue date.
Tu viens de nous quitter, mais pour nous tous qui poursuivons l’action engagée par nos Anciens, nous devons avoir envers toi ce Devoir de Mémoire et de Souvenir pour le rayonnement de l’Ansoraa et de l’Armée de l’Air.
Au revoir Jean.
Article de Michel BENNIER, Président de la Section Rhône Loire Métropole de Lyon
RAYMOND MOREL
1920 – 2016
Raymond,
Tes compagnons de l’ANSORAA, Association Nationale des Sous-Officiers de Réserve de l’Armée de
l’Air, ont tenu à être présents aujourd’hui pour te dire un dernier Au Revoir.
Le mois prochain, le 25 février, tu aurais eu 96 ans. Quel beau parcours militaire, professionnel et associatif qui force l’admiration , le respect et l’exemple à suivre.
Nos Anciens de 14/18 avaient durement défendu notre terre de France. Et toi, dans le devoir de servir
ton pays, dès 20 ans, après tes études, tu t’engages dans cette 2e Guerre mondiale 39/45 pour les valeurs de la France en Syrie dans l’Armée de l’Air du Levant où tu es navigateur sur le Bombardier B26 Maraudeur Groupe 122 Maroc, tu participes aux missions de bombardement en Italie à Porto Ferrugio. À la fin du conflit, tu es envoyé en Allemagne comme Troupes d’occupation en Secteur Français. De retour en terre lyonnaise, tu fondes ta famille, rentres dans la vie active. En 1947, tu crées avec un Ami, Monsieur Bertrand Ebner, dont sa fille est parmi nous, la Section ANSORAA RHÔNE. Tu en seras le trésorier pendant 52 ans. Record à battre, car il n’y a aujourd’hui personne pour relever un tel défi.
Au sein de cette Association, tu t’investis corps et âme en menant une gestion rigoureuse et minutieuse
digne d’un expert-comptable, mais aussi, tu t’’occupes du secrétariat pour traiter au mieux les nombreuses actions : les cérémonies du Devoir de Mémoire, les retrouvailles autour d’un méchoui, les multiples Assemblées Générales, les réunions au mess de la Base Aérienne 942 de Lyon Mont Verdun à
partir de 1975, les après-midi galette des rois, les voyages et visites dont celles aux Mémorials de Bayeux,
et Caen.
Je tiens tout particulièrement à remercier son épouse pour son appui important apporté à Raymond pendant toutes ces périodes d’intenses d’activités au sein de la Section.
Ce bénévolat sans compter a été récompensé par plusieurs médailles : Croix du Combattant, Ansoraa Bronze, Argent et Vermeil.
Ce devoir de mémoire que nous devons avoir envers toi ne pourra s’éteindre en suivant ton exemple pour
le rayonnement de l’ANSORAA et de l’Armée de l’Air.
Article : Michel BENNIER
Georges CHAPIRON est né le 13 décembre 1919 à Paris. Après des études au lycée Ampère de Lyon, il est admis à la section d’aviation de l’aéro-club du Rhône et effectue son premier vol d’accoutumance le 19 février 1938. La plupart des vols duraient environ vingt minutes pour obtenir le brevet de premier degré et trois mois pour le deuxième degré. Depuis le centre de Lyon, il prenait son vélo pour se rendre à l’aérodrome de Bron ou empruntait le tramway N° 24, dont le terminus est à Bron village. Il obtint son brevet de pilote d’avion de premier degré le 4 juillet 1938 (sous le numéro 11052), puis celui de deuxième degré le 25 juin 1939. En vue d’un rassemblement national des sections d’aviation populaire, prévu à Paris le 8 juillet 1939, il se présente à la sélection des meilleurs pilotes sur le terrain d’Ambérieu-en-Bugey le 18 juin 1939. Il participe à l’examen en effectuant un exercice de navigation à 100 mètres d’altitude, avec un passage à la verticale de points précis (pont de Belleville sur Saône et pont de Loyettes, dans l’Ain) et un retour au terrain d’Ambérieu.
GEORGES CHAPIRON
1919 – 2014
Il se classe brillamment second et, avec le premier candidat, monsieur Lionel MERCIER, ils rejoignent la région parisienne pour participer aux épreuves sur les terrains d’aviation de VILLEPREUX, SAINT CYR et LOGNES. Sélectionné pour la finale, il passe les épreuves suivantes, le 8 juillet, il vole avec un temps à respecter, une altitude et un passage à la verticale d’un point donné.
Le 9 juillet, régularité avec recherche de panneaux sur un circuit de 100 km. La remise des coupes se fit lors d’une réception dans les salons de l’aéro-club de France en présence du général Vuillemin, d’un repas servi au restaurant du premier étage de la tour EIFFEL sous la présidence du ministre, monsieur PLEVEN. La section du Rhône avec Olive, moniteur, et avec Frison, mécanicien, s’est bien placée avec un excellent classement. C’est le retour à Lyon où Georges habite rue Ney et vole successivement sur Caudron « Luciole » et Potez 60.
À la déclaration de la guerre en septembre 1939, les élèves pilotes furent regroupés dans deux écoles de pilotage élémentaire, l’une à Saint-Étienne Bouthéon dans la Loire, l’autre à Brioude en Haute-Loire. C’est à cette école que Georges fut affecté sous les ordres du commandant de réserve Cayrol ayant pour adjoint le Capitaine de réserve Perret dont le fils Jean Perret deviendra chef pilote à l’aéro-club du Rhône. Les élèves volaient sur Caudron 275 ou sur Hanriot 182, pour ceux ayant déjà plus de 40h de vol. Les élèves firent leur première cérémonie le 11 novembre 1939, devant le monument aux Morts de Brioude dans la nouvelle tenue de l’Armée de l’Air. Sur les murs proches, on pouvait lire les affiches publicitaires « Engagez-vous dans l’armée moderne » l’AVIATION.
Les quarante élèves de Brioude furent affectés à l’École de Clermont-Ferrand en janvier 1940 pour suivre l’instruction militaire et les cours de brevet de pilote militaire. Ayant eu son brevet en mars 1940. Le sergent CHAPIRON effectuera un stage à l’école de Vichy et un autre à l’école de chasse d’Avord. Les évènements se précipitant, il fera de nombreux vols de convoyage en tant que pilote-estafette et sera démobilisé en septembre 1940. De 1942 à 1944, Georges est toujours resté très discret sur ces activités. En 1952, à la création du centre d’entraînement des réserves, puis à l’escadrille de réserve de l’aviation légère et d’appui de Lyon Bron, et en tant que volontaire, Georges volera sur SIPA T6 et FENNEC. En 1959, atteint par la limite d’âge, il cessera définitivement de voler. À sa retraite, il assouvira sa passion des voyages en camping-car avec son épouse Yvette. Toujours fidèle et actif à l’ANSORAA, pendant plus de 50 ans, nous le verrons à nos différentes cérémonies, manifestations, assemblées générales dans la section du Rhône. C’était une figure de la section devenue Rhône-Loire, mais pas seulement, c’était une figure de l’aviation lyonnaise, lui et son épouse toujours souriante et à l’écoute des autres en toutes circonstances. Pour rappel, à la même époque, monsieur Raymond MOREL, trésorier de section pendant plus de 51 ans, et aussi le chef René BILLOTTET, quatre-vingt-quinze ans en avril 2020 « mascotte de la BA942 et un modèle pour tous ces jeunes militaires », aussi l’un des derniers du G. B. des FAFL « le Lorraine ». Pour revenir à Georges et son engagement associatif au sein de l’ANSORAA, il était titulaire de la médaille d’or, puis titulaire de la médaille d’or CANSOF, et au sein de l’Association « les vieilles tiges » titulaire de la médaille de plus de 50 ans de présence et à été fait « Chevalier du Mérite militaire. À signaler aussi que son arrière-petit-fils JOHAN, est l’arrière arrière-petit-fils du Capitaine Jean Robert parrain de base aérienne de Lyon Mont Verdun.
Georges, ce devoir de mémoire envers toi ne pourra s’éteindre, à nous maintenant au sein de l’ANSORAA et suite à ton engagement pour l’Aviation d’être des passeurs de mémoire pour le rayonnement que tu as donné à l’ANSORAA, à l’Armée de l’Air et à bien d’autres associations
René BILLOTTET
1925 – 2020
René, le dernier des Forces Françaises Libres
Le Chef René BILLOTTET, figure emblématique de la base aérienne 942 Lyon Mont-Verdun est né le 18 avril 1925 à Dole dans le Jura.
Après son certificat d’études, en 1938 il est embauché dans une usine électrique puis il apprend par la direction de l’usine qu’une visite des Allemands se fait proche pour leur permettre d’emmener du personnel au service du travail obligatoire (STO) en Allemagne.
En 1942 les jeunes sont sur leurs gardes, car les rafles se font de plus en plus pressantes.
C’est à ce moment que la vie de René change, car il s’engage dans l’Armée d’Armistice de l’Air, puis il se rend au Bourget du lac en août 1942, son séjour y sera de courte durée suite au sabotage de la flotte de Toulon et la dissolution de l’armée d’armistice. Avec un groupe de camarades munies de matériels et des armes, ils se retrouvent seuls dans la nature. Après de multiples déplacements, le groupe arrive à Lusigny. Ils sont arrêtés par la feldgendarmerie tous près du crash d’un bombardier allié ou il s’était rendu à vélo pour faire le guet et le transport de messages. Mais en plus au cours de cet interrogatoire, René avait caché une douille de balle dans la poche de son veston. Mais faisant le nigaud, voir même le benêt, les Allemands le relâche au bout de deux jours d’audition. Libre il rentre au camp de Nazaré ou il est accueilli avec un ouf de soulagement. Il quitte le camp de Lusigny pour la Haute-Marne dans le secteur de Bussières-lès-Belmont, Noidant-Chatenoy avec des groupes pour faire des liaisons sur l’Angleterre par Lysander. À son arrivée, René est conduit à Hornchuch AU Q.G. de Londres Queensberry Way, il est affecté au groupe de bombardement No 342 Squadron (Groupe de Bombardement n° 1/20 “Lorraine”) appartenant aux 137 Wing (2 Group, 2nd Tactical Air Force) et composé d’équipages des Forces aériennes françaises libres, effectue sa première mission de guerre à partir de l’Angleterre le 12 juin 1943. Le 3 octobre 1943, lors de sa première mission, René voit un avion Boston s’abîmer dans la seine à la hauteur du pont de Tolbiac à Paris. De ce fait il participera tous les ans à la cérémonie d’hommage avec le Général BLAIRE, à cet équipage, qui après avoir bombardé la centrale électrique de Chevilly-Larue en région Parisienne, à choisi de s’abîmer dans la seine afin d’éviter la population et les habitations.
En octobre 1944, le groupe Lorraine fait son retour en France à Vitry-en-Artois près de Douai où il a continué ses missions sur le front européen.
Entre Noël et le Nouvel An 1945, ce fut la première permission en France quittée en août 1942.
Après un séjour de trois ans à Djibouti puis quatre années à Bizerte en Tunisie suivi par son épouse, il se retrouve sur la base aérienne de Metz Frescaty (FATAC) en 1961.
René quitte l’armée de l’air en 1963, se retire à Lyon où sa mère avait encore son restaurant. Il occupe ensuite un emploi comme responsable du matériel technique à l’institut national des sciences appliquées (INSA) pendant 28 ans. Lors d’une rencontre avec le Commandant RAVIS sur la base aérienne 942, il reçoit une invitation à rejoindre le CAPIR (Instruction des réserves qui depuis 2003 est devenue CIIRA) et c’est ainsi que René en 1973 reprend du service, il devient aussi adhérent à l’ANSORAA dont il sera le porte-drapeau de la section Rhône devenu entre-temps Rhône-Loire pendant 38 ans. Le 10 décembre 2010 le colonel Jérôme RABIER commandant la BA942, fait part au cours d’un repas que le CEMAA le Général PALOMEROS remet en service le Groupe de chasse Lorraine 3/33, cette nouvelle, fait revivre à René, une’ vive émotion, et en quelques secondes, les souvenirs sont venus retracer de nombreuses pages d’histoires.
René a reçu des mains du Premier ministre Monsieur François FILLION et en présence de nombreuses autorités civiles et militaires, la plaquette honorifique de reconnaissance du ministère de la Défense pour service rendu à l’Armée de l’Air et l’ANSORAA.
Malgré son âge bien avancé il y a peu, il prenait encore une permanence au CIIRA de la base aérienne 942, avec le soutien actif de ce Service. Il entretenait aussi des liens particuliers avec la RAFA (Association de la Royal Air Force du Département du Rhône). La section Rhône-Loire lui avait remis le diplôme de membres honoraires de l’ANSORAA. Autre fait marquant sur l’initiative du Colonel GUILLERAULT à l’époque commandant de la BA942 et accompagné d’officiers de la base , ils se sont rendus sur la base de Mont Marsan pour la passation de commandement avec René qui a reçu avec beaucoup d’honneur une attention toute particulière de cette base qui abrite le groupe Lorraine et à ce titre René a pu raconter et encore raconter à un auditoire très attentif ses nombreuses missions sur Boston et Mitchell B25 au sein des FAFL entre 1942 et 1945.
On ne pouvait faire en si peu de phrases la narration de la vie du Sergent-Chef BILLOTTET sans parler de son cher « LORRAINE ».
La section Rhône-Loire Métropole de Lyon tenait rendre à ce grand homme un brillant hommage dont la vie tumultueuse et aventureuse doit rester un exemple d’honneur et de service pour bon nombre d’entre nous.
Au revoir, René, nous ne t’oublierons jamais, tu resteras pour nous l’exemple à suivre, et le passeur de mémoire que tu as été, nous le serons à notre tour.
La Section Rhône-Loire Métropole de Lyon
Son Président Michel BENNIER
Crédit Photo : Service photographique de la BA942
Hommage de la BA942 au Chef BILLOTTET
Hommage de la BA942, avec l'ANSORAA et l'Association des Médaillés Militaires de Villefranche/Saône
Il y a un an, notre ami René s’est éteint dans sa demeure à Vancia (Rhône) le 18 novembre 2020 à l’âge de 95 ans.
René adhère à l’ANSORAA en 1973, il sera le porte-drapeau de la section Rhône Loire Métropole de Lyon pendant 38 ans. Cette même année, il rejoint la B.A. 942, il y servira comme instructeur réserviste. Il œuvrera sans relâche à cette mission pendant plus de 45 années. Pour les aviateurs de la base, il était Papy Billottet.
En ce jour de commémoration de la première année de sa disparition, le mercredi 10 novembre 2021 en présence de son fils Jean-Pierre Billottet, le colonel Kessler Matthieu, commandant la base aérienne 942 Capitaine Jean Robert de Lyon Mont Verdun, accompagné de Jean-Pierre Wieder du Bureau Relations Publiques, a rendu un solennel hommage au nom des camarades aviateurs de la base par un dépôt de gerbe sur sa tombe au cimetière de Vancia. Une plaque souvenir sera aussi déposée par Patrick Julien, président des Médaillés militaires de Villefranche.
Pour saluer la mémoire de notre ami, les drapeaux du Groupement Rhône Alpes (porté par Christian Cason), de la Section Rhône Loire Métropole de Lyon (porté par Jean-Luc Deschamps), ainsi que le drapeau des Médaillés militaires de Villefranche (porté par le major Gérard Muller) et le drapeau des Anciens combattants de Charbonnières-les-bains (porté par Michel Bennier) se sont inclinés sur sa tombe.
René est né le 18 avril 1925 à Dôle. A 17 ans, pour échapper au Service du Travail Obligatoire (S.T.O.), il entre en août 1942 dans la Résistance puis réussit à rejoindre l’Angleterre par Douvres à bord d’un Lysander en juin 1943. René sera affecté comme mécanicien-navigant au Groupe de Bombardement Lorraine des Forces Aériennes Françaises Libres (F.A.F.L.) intégré au commandement de la Royal Air Force de la 137ième Wing du 342ième Squadron (depuis le 07 avril 1943).
René participera à une dizaine de missions de guerre à bord de bombardiers Boston et B25 Mitchell. Dans la nuit du 05 au 06 juin 1944, il remplacera les bombes par des générateurs de fumée sur une douzaine de Douglas Mc IIIA Boston qui seront utilisés afin de répandre des rideaux de fumée à 50 pieds sol sur les côtes normandes lors du débarquement de Normandie afin de masquer l’arrivée de l’armada alliée et de protéger l’abord des plages.
Au cours de sa carrière militaire, René fera, entre autres, campagne au Maroc, en Tunisie, en Indochine puis à Djibouti et restera actif dans l’armée de l’air jusqu’en 1963 où il terminera sergent-chef.
Dans le civil, René travaillera 28 ans à l’Institut National des Sciences Appliquées comme responsable du matériel technique.
René, homme simple et attachant, aura servi l’Armée de l’air près de 60 ans. Il était le dernier survivant du Groupe de Bombardement Lorraine, il restera un exemple d’engagement et de fidélité.
Article : Jean-Luc DESCHAMPS, publication : Christian CASON le 14/11/2021, Crédit service photographique de la BA942 Capitaine Jean ROBERT.