FONTAINE SUR SAONE

ANDRE VEILLIE - LEOPOLD MALBETE

PILOTES DE CHASSE ET HÉROS DE LA RÉSISTANCE

Lietenant André VEILLIE
Plaque commémorative à Fontaine-sur-Saône
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Capitaine Léolpold MALBETE

André VEILLIÉ et Léopold MALBÊTE, deux aviateurs pilotes de chasse en congé d’armistice qui, suite à l’invasion allemande de la zone libre en novembre 1942, ont choisi de continuer le combat dans la Résistance.

Nos sincères remerciements à Madame Yvette VINCENT qui a ouvert ses archives afin de réaliser cet article. Madame Yvette VINCENT, cousine germaine d’André VEILLIÉ, a relaté son parcours dans l’Armée de l’Air ainsi que dans la Résistance jusqu’au sacrifice suprême.

André VEILLIÉ est né le 13 août 1914 à Lyon.

Le 24 avril 1933, André VEILLIÉ a effectué son baptême de l’air avec Monsieur LAFOSSE, moniteur sur MORANE MS 191, l ’avion était immatriculé F – AIRB .

Le 27 juin 1933, André réalise son premier vol solo sur le même type d’appareil immatriculé F – AIMD.

Sur la photo de

droite André VEILLIÉ est au 

milieu 

Le pilote en arrière plan

avec le foulard est son

ami Léopold MALBÊTE.

André VEILLIE, totalisait 1689.50 heures de vol au 16 juin 1941.

Selon safeuille de renseignement, André avait piloté plus d’une dizaine d’appareils ayant des rôles différents.

Photos ci-dessous recueillies sur le net des types d’avions pilotés par André VEILLIE

AU SEIN DU RESEAU HUNTER DE LA RESISTANCE

André VEILLIE avait pour nom de code "VIRE" et comme indicatif RJ 358, son ami Léopolt MALBETE s'appelait "MUSE" et avait comme indicatif RJ 352.

Quai Jean Baptiste SIMON à Fontaine sur Saône

Depuis août 1945, la municipalité de Fontaines-sur-Saône commémore le sacrifice de ces deux héros.

La stèle, située entre les numéros 20 et 26 du quai Jean Baptiste SIMON, rappelle le lieu où les pilotes André et Léopold ont été retrouvés dans la Saône.

Ils avaient été arrêtés à la hauteur du numéro 07 quai Jean Baptiste SIMON en face de l’Hôtel du commerce de Fontaines-sur-Saône.

HISTORIQUE DE LA VIE D’ANDRÉ VEILLIÉ ET DE LÉOPOLD MALBÊTE 
Quelques jours après la mort d’André Veillié et de Léopold Malbête, « La Marseillaise », rend hommage aux deux
héros au cours de sept articles (ci-dessous) qui paraîtront entre le mardi 19 septembre et le vendredi 22 septembre 1944.
Premier article de l'édition du mardi 19 septembre 1944
Premier article de l'édition du 19 septembre 1944
Troisième article du 20 septembre 1944
Quatrième article du 20 septembre 1944
Cinquième article du jeudi 21 septembre 1944
Sixième article de l'édition du vendredi 22 septembre 1944
Septième article de l'édition du vendredi 22 septembre 1944

Pour mémoire :  « La Marseillaise », ce journal a été fondé le  09 décembre 1943. Il paraît mensuellement puis en 1944 et au fur et à mesure de l’avance des armées alliées, chaque semaine et enfin quotidiennement dans les jours qui précèdent la

 libération de Marseille. 

 C’est le lendemain de cette libération, ce 25 août 1944 que paraît le premier numéro légal de « La Marseillaise ».) 

En 1994, Monsieur VÉDRINE, gendre de Jean GIRAUDET, gendarme à Miribel, a recueilli le récit

de Madame VINCENT et a effectué des recherches historiques.

En 1997, Monsieur VÉDRINE écrit un article de trois pages (ci-dessous),

dans la gazette de la municipalité de Fontaines-sur-Saône.

Lors de la commémoration du 25 aôut 2006, une journaliste, Maud APPOLINAIRE, écrit l’article ci-dessous et y insère deux photos.
Madame Yvette VINCENT est assise près de son époux, Monsieur Jacques VINCENT. (Photo de Maud APPOLINAIRE) Précision du lien familial avec André VEILLIÉ : André était le fils de la sœur de Monsieur FAURE.

CÉRÉMONIE DU 25 AOÛT 2024

Photographie Mairie de Fontaine sur Saône

25 aout 1944 – 25 aout 2024
Discours de Monsieur le Maire de Fontaines-sur-Saône
Thierry Pouzol

A la lecture de ces deux dates, nous comprenons que 80 ans nous séparent de ce drame survenu à Fontaines ici-même. C’est donc un triste anniversaire que nous célébrons aujourd’hui… mais nous sommes bien présents pour préserver la mémoire… chaque 25 août, nous sommes présents et c’est là notre devoir !
La période de commémorations que nous avons connu durant cet été nous a rappelé l’intensité de cette période sur les plages de Normandie et de Provence… comme partout en France.
Le 6 juin 1944, des soldats américains, canadiens, britanniques et une poignée de Français ont débarqué sur les côtes de Normandie. Le D-Day est considéré comme un tournant décisif de la seconde guerre mondiale. C’est la plus grande opération aéronavale de l’histoire.
Le village d’Oradour-sur-Glane, à 22 kilomètres de Limoges, est connu du monde entier pour porter les traces du massacre de sa population par une unité de la Waffen SS le 10 juin 1944.
Le 15 août 1944, en débarquant en Provence, les Alliés ouvrent le second front tant attendu en Europe de l’Ouest. Nom de l’opération : « Anvil-Dragoon ». Les forces françaises sont largement à l’origine de son succès, un succès quelque peu éclipsé dans notre récit national depuis 1945.
Prendre les allemands en tenaille, en avançant du nord au sud et du sud au nord.
A l’issue de la bataille de Montélimar, la 19e armée allemande du général Wiese bat en retraite, après des combats éprouvants entre les 21 et 29 août 1944, le long de la rive orientale du Rhône.
La libération de Paris (25-26 août 1944) constitue une étape majeure de la libération de la France. Par-delà ses aspects militaires, l’événement comporte aussi une dimension politique décisive pour le général de Gaulle et le gouvernement provisoire qu’il préside.
Nous sommes bien le 25 août 1944 ! Paris est libérée.
Paris est libérée mais le village de Maillé en Touraine subit ce jour-là le même sort qu’Oradour-sur-Glane. 124 victimes, de 3 mois à 89 ans, un massacre froidement orchestré par une unité SS le 25 août 1944, décidée à faire un « exemple » après quelques échanges de tirs et des actes de sabotage des forces de la Résistance, sur la voie ferrée reliant Bordeaux à Paris.
Le 25 août 1944, André Veillie et Léopold Malbète sont assassinés par la milice à Fontaines-sur-Saône. Sauvagement interrogés, puis torturés avant l’issue fatale et barbare, actes dénués d’humanité, exécutés puis jetés en Saône dans de vulgaires tapis.
Hasard du calendrier, journée meurtrière en France mais journée de libération laissant l’espoir d’une France à renouveler pour 80 ans de paix.
Nous connaissons l’histoire de nos deux aviateurs, nous rendons hommage à leur courage, à leur parcours… comme à celui de tant de combattants, de l’armée, tant de résistants sacrifiés sur l’autel de la liberté.
Vive la République, Vive la France !

Minute de silence

Marseillaise